Penser les techniques et les technologies : Apports des Sciences de l'Information et de la Communication et perspectives de recherches
4-6 juin 2014 Toulon (France)

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Penser les techniques et les technologies

Apports des Sciences de l’Information et de la Communication
et perspectives de recherches

4-5-6 Juin 2014, Université du Sud Toulon Var

 

Le congrès de la Société Française des Sciences de l’Information et de la Communication est un événement scientifique majeur dans la structuration de notre discipline et de ses champs de recherche. Il rend compte de la diversité des travaux de chacun et témoigne de la place des SIC au sein des Sciences.
Les 4, 5 et 6 juin 2014 à l’Université de Toulon, la SFSIC vous convie à son XIXème Congrès, moment clé d’expression et de débat mais aussi de représentations et d’affirmation de notre appartenance à une communauté de savoirs.
Ce sera également le moment pour les membres de l'association de se réunir en Assemblée Générale, et de voter le renouvellement de la moitié des membres du Conseil d'Administration.

 

Problématique

Pour ce Congrès, la SFSIC a décidé d’éclairer l’identité de notre discipline par une mise en valeur et en débat des problématiques et des recherches sur les pratiques sociales dans le contexte des dispositifs techniques et technologiques, qu’il s’agisse des dispositifs numériques ou de ceux, plus anciens, qui sont confrontés à l’émergence de cette nouvelle "filière technique". Il s’agira de mettre en évidence à la fois les recherches sur les technè et sur les praxis, sur les relations aux outils et sur les savoir-faire pratiques.

 

  • Comment penser la genèse des technologies d’information-communication ? Que doivent-elles à la technique et à la science, deux grands registres dont certaines analyses estiment qu’ils ont été tenus séparés jusqu’au XIXe siècle, avant qu’ils ne se rencontrent pour former les technosciences ? Et que dire encore des choix, des contraintes, de la part de créativité, des agencements qui ont conduit à ce qu’elles sont aujourd’hui ? Bref que savons-nous sur les façons dont elles se construisent ?
  • Que fontles technologies d’information et de communication à la société ? Comment transforment-elles notre façon d’être ensemble, d’échanger ou de nous diviser, au travail, dans la sphère domestique, dans les espaces multiples d’apprentissage, sur les scènes des mouvements sociaux ? Quels en sont les usages passifs ou actifs, les détournements, les fractures ? Comment sont-elles questionnées par l’art et la création, réinventées dans les loisirs, mobilisées par les politiques publiques ?
  • Comment les Sciences de l’Information et de la Communication conçoivent et mettent-elles en place les enseignements universitaires théoriques et pratiques nécessaires aux acteurs actuels et futurs chargés de développer les usages des technologies de l’information et de la communication ? Quels savoirs et savoir-faire professionnels, extra-professionnels ou socioculturels faut-il mobiliser pour les maîtriser et quelles sont les formations adaptées au développement de ces compétences ?

 

Les sciences de l’information et de la communication sont particulièrement bien placées pour éclairer ces problématiques ; à partir d’une diversité de points de vue qui seront mis en évidence, rassemblés et confrontés au cours de ce  XIXème Congrès de la SFSIC.

Les propositions de contributions peuvent relever aussi bien de l’information et de la documentation que de la communication et s’insérer dans des champs de recherche nouveaux ou déjà bien identifiés. Elles pourront être :

  • soit d’ordre épistémologique et porter sur une analyse théorique croisant d’autres disciplines, mais, dans ce cas, les auteurs devront dégager la spécificité des SIC ;
  • soit d’ordre pragmatique et porter sur des objets  précis, mais dans ce cas les auteurs  devront dégager, dans une dynamique plus inductive, ce qui vaut pour de plus vastes ensembles.

 

Ce Congrès interrogera le rôle des SIC dans le paysage de la recherche et de la société ; il questionnera, par des tables-rondes et autres événements, la place dans l’espace public des recherches en SIC, notamment celle de la vulgarisation de nos travaux.

 

Cinq axes structurants

Les propositions de communications seront organisées autour des axes suivants :

1. Société

Comment les TIC se sont-elles construites ? Comment se développent-elles, en interaction avec la science et les autres techniques déjà en place, en mobilisant des réseaux d’acteurs : entrepreneurs, ingénieurs, usagers, consommateurs…?  Comment se déploient-elles dans nos existences quotidiennes publiques et privées, domestiques, sociales et professionnelles, pour les transformer, au sein des communautés traditionnelles ou réinventées, physiques, mythiques, recomposées, virtuelles. Que peut-on dire de la façon dont elles transforment le monde et nos univers environnants, sur des grands sujets comme les nouvelles formes de gouvernance et d’expression des mouvements sociaux, l’évolution de la diversité culturelle, le partage des savoirs ?

2. Organisations

Le développement du numérique bouleverse non seulement les modes de coordination, les relations marchandes et les accès aux données, il bouleverse également les formes organisationnelles, la structure des firmes et des différentes organisations sociales, les relations entre les acteurs, les conceptions antérieures des métiers, compétences, professions et fonctions, les modalités antérieures de management des ressources en les médiatisant par des normes techniques, de droit ou de marché. Les usages massifs des dispositifs numériques par les organisations participent au basculement des sociétés dans les logiques d’accélération et d’obsolescence et posent des questions relatives aux nouvelles temporalités des institutions et des entreprises comme aux relations et à la place des individus qui les composent.

3. Éducation et apprentissage

Une offre massive de dispositifs techniques (MOOC, serious games, mobile learning, e-learning,…) se diffuse au niveau mondial dans les secteurs de l'éducation et de l'apprentissage. Quelles formes pédagogiques et quels paradigmes proposent ces dispositifs ? Cette offre n'est pas toujours l'œuvre d'acteurs traditionnels en formation mais celle d'acteurs issus du secteur marchand et porteurs de logiques autres que pédagogiques. S'agit-il d'une (re)industrialisation du secteur ? Dans le même temps, si on prend le cas de la France, l'école primaire et secondaire multiplie les expérimentations pour s'approprier les tablettes et les espaces numériques de travail, et les universités rêvent de cours médiatisés. Des usages réels se développent-ils où accumule-t-on les expériences ? Que deviennent les enseignants, les élèves et la connaissance ? Que se passe-t-il ailleurs ? Enfin, à un niveau plus global, ces évolutions participent-elles d'une évolution de la société en général. S'agit-il de former par le numérique ou de former au numérique, voire à la "culture numérique" ?

4. Arts et Création

Les dispositifs numériques ont influencé les modes de création de nombreuses disciplines artistiques : arts graphiques ou scéniques, jeux vidéos, mais aussi spectacle vivant, cinéma, peinture et sculpture. Ils ont également modifié ou développé  des activités créatives et culturelles nouvelles (fanfictions, maichinimas, fansubbers...) qui interrogent les processus génériques et les pratiques sociales qu’elles suscitent. Quelles sont les représentations des acteurs de ces arts et de leurs usages de ces dispositifs ? Ouvrent-ils de nouveaux espaces critiques de la société ? Qu’en est-il des pratiques créatives numériques ? Peut-on réfléchir à une nouvelle sociabilité des arts ainsi recomposés ? Alors que les laboratoires de création, les expositions et les lieux publics d’arts numériques se multiplient et que les espaces et institutions culturelles communiquent avec la société par le numérique, quelles (r)évolutions dans les médiations, quelles reconfigurations dans la culture et les pratiques culturelles le numérique installe-t-il ?

5. Médias

Comment penser la réorganisation des médias, des productions, des pratiques de consommation, des audiences et des usages à l’heure de la convergence entre industries des médias, de la culture, des télécommunications et du divertissement ? Et quelles sont les incidences des nouveaux dispositifs numériques sur les métiers de l'information, et notamment du journalisme, dans leurs rapports aux sources (de plus en plus automatisées mais aussi incontrôlables), aux pairs (nouvelles formes de sociabilités et de compétitions professionnelles), aux produits éditoriaux (nouveaux modes d'écriture et de scénarisation) et aux publics (à l'heure du lecteur ordinaire devenu producteur, critique et  concurrent) ?

 

Dans tous les cas, le comité scientifique sera attentif à la clarté et à la cohérence de l’exposé et à la dimension info–communicationnelle des propositions qui devront témoigner d’une bonne appréhension des débats théoriques, méthodologiques, épistémologiques et techniques que développe la discipline sur le sujet choisi : état de la question, choix bibliographiques, références aux revues de la discipline, etc.

 

Modalités de proposition de communication

Les auteurs sont priés d’envoyer un résumé de 8 000 signes sur la plateforme http://sfsic2014.sciencesconf.org/. L’auteur exposera clairement sa problématique, son objet, ses références théoriques, sa méthodologie et le plan de sa communication. Il se positionnera sur un seul axe.

 

La date  limite d’envoi des propositions est

le 20 janvier 2014 à minuit.

 

Ces propositions seront expertisées en double aveugle par le comité scientifique. Les notifications d’acceptation seront adressées aux auteurs à partir du 15 février 2014. Un texte complet, respectant les normes éditoriales précisées sur la plateforme, sera demandé aux auteurs acceptés pour le 1er mai. A l’issue du congrès, une seconde expertise sera effectuée par le comité pour publication.

 

NB : Les membres du Conseil scientifique et du Conseil d’Administration de la SFSIC (à l’exception des responsables d’axe) peuvent envoyer une proposition qui sera évaluée, elle aussi, en double aveugle.

 

Calendrier

 

 1er octobre 2013 

 Lancement de l’appel à communication

 20 janvier 2014

 Dépôt des propositions

 fin février 2014

 Notification d’acceptation

 25 avril 2014

 Remise du texte complet (20000 signes maximum)

 

Comité scientifique

1. Société : Paul Rasse

BATAZZI Claudine (I3M), BOUILLON Jean-Luc (PREFics), CATELLANI Andrea (RECOM), CORMERAIS Franck (MICA), COURBET Didier (IRSIC), GALINON-MÉLÉNEC Béatrice (CDHET), GRAMACCIA Gino (MICA), JUANALS Brigitte (LABSIC), LAFON Benoit (GRESEC), MASSELOT Cyril (CIMEOS), MERZEAU Louise (DICEN), MEYER Vincent (I3M)

2. Organisations : Christian Le Moënne

BERNARD Françoise (IRSIC), BONNET Rosette (CIMEOS), CARRÉ Dominique (LABSIC), CHAUDET Bruno (PREFics), DOUYERE David (LABSIC), DURAMPART Michel (I3M), GARDÈRE Élizabeth (MICA), LAULAN Anne-Marie, LONEUX Catherine (PREFics), PAGANELLI Céline (GRESEC), RICHARD Véronique (GRIPIC), SCOPSI Claire (DICEN), STAII Adrian (GRESEC)

3. Éducation et apprentissage : Laurent Collet

AKAM Noble (MICA), BAUTIER Roger (LABSIC), BONFILS Philippe (I3M), BONNET Jacques (CIMEOS), BOUTIN Eric (I3M), GALIBERT Olivier (CIMEOS), LARDELLIER Pascal (CIMEOS), LÉPINE Valérie (GRESEC), MAYERE Anne (CERTOP-ECORSE), PAQUIENSEGUY Françoise (ELICO), SOUCHIER Emmanuël (GRIPIC), VALLUY Jérôme (COSTECH)

4. Arts et Création : Daniel Raichvarg

BONACCORSI Julia (ELICO), BOUCHARDON Serge (COSTECH), CORROY Laurence (CIM), DUMAS Philippe (I3M), FOURQUET-COURBET Marie-Pierre (IRSIC), GESLIN Anne (MICA), MARTIN-JUCHAT Fabienne (GRESEC), PERRIAULT Jacques (DICEN), ROBERT Pascal (ELICO), THÉVENIN Olivier (CRESAT), VACHER Béatrice (MICA), ZACKLAD Manuel (DICEN)

5. Médias : Nicolas Pelissier

BEN HENDA Mokhtar (MICA), CHAPELAIN Brigitte (LABSIC), JEANNE-PERRIER Valérie (GRIPIC), KIYINDOU Alain (MICA), JULLIARD Virginie (COSTECH), LAMY Aurélia (GERIICO), LIÉNARD Fabien (CDHET), MAAS Elise (PREFics), ROMEYER Hélène (GRESEC), SPIES Virginie (Centre Norbert Elias), SURAUD Marie-Gabrielle (CERTOP), VENTURINI Marie (LISA)

 

Contact : congres2014@sfsic.org

 

 

 

 

   

Organisateurs

Personnes connectées : 2